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Naissance de la Tribe

Il y a deux ans, une medium formidable dont j’avais fait la rencontre à Paris m’avait annoncée un voyage vers des contrées lointaines, où une communauté allait se créer à mon initiative. Pour autant, aucune de ses membres ne sera au dessus de personne, chacun apportera sa pierre à l’édifice, sur un pied d’égalité. Et que cette communauté serait axée autour “des petites filles, ou quelques chose de cet ordre-là”, comme me l’avait-elle annoncé très exactement.

Des “petites filles”…

La veille de ma toute première retraite sur le féminin en juin 2019, alors que j’étais installée à Bali depuis trois ans déjà, j’ai tiré un oracle qui m’a annoncée la “création d’une communauté, dans laquelle le féminin sacré serait mis à l’honneur”. Communauté que ma “mission de vie” serait de faire perdurer. J’ai trouvé la coïncidence amusante, le message joli et porteur d’espoir, mais je n’en ai clairement pas saisi l’ampleur de suite. Ce n’est que peu de temps après, alors que la retraite touchait à sa fin, que j’ai réalisé ce qui était en train de se produire. Et cela m’a bouleversée…

Une vraie communauté venait tout juste de se (re)former. C’était un rendez-vous d’âmes, un “contrat cosmique” que nous avions passé avant que nos corps ne se rencontrent. Soudain, toutes ces synchronicités, ces signes invraisemblables, ces liens inexplicables que nous découvrions chaque jour alors que nous nous retrouvions pour pratiquer, partager, célébrer, trouvaient une explication. J’ai même fait ce rêve, la nuit avant que chacune ne regagne sa maison – ou plutôt, son “autre maison” – dans lequel je découvrais que nous appartenions toutes à la même tribu, mais aussi que nous étions reliées et identifiables par des tatouages ethniques sur nos bras – souvenir de vie antérieure ? Ces tatouages, dont j’ai encore l’image en tête aujourd’hui, étaient des lignes sacrées porteuses de messages. Un peu comme nous, finalement.

Finalement, en choisissant “7 jours with a tribe of sisters” comme accroche de mes séjours, j’avais réellement posé l’intention de réunir une tribu de soeurs. Et c’est donc ce qu’il s’est produit…

J’ai alors compris que ces “petites filles” étaient en vérité des femmes reliées à leur enfant intérieur, mais aussi à leur nature sauvage, spontanée et libérée, à leur féminin divin et sacré. Bien sûr, elles sont par ailleurs toujours des citadines, des femmes occupées, avec un travail, des obligations, une vie “normale”… Mais lorsqu’elles se retrouvent, lorsqu’elles sont ensemble, elles réveillent la chamane qui est en chacune d’entre elles. Ensemble, elles déplacent des montagnes, changent le monde, transmettent leur médecine, se réparent, se soutiennent et se nourrissent les unes les autres. Ensemble, elles sont intouchables.

Cette communauté va s’agrandir. Je le ressens très profondément en moi. Et il me tarde d’être à nouveau réunie à toutes mes soeurs de coeur.

Laura.

“Wild Feminine” – Bali, Juin 2019.
Par Marine Graham.

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