Publié le Un commentaire

En haut de ma montagne

Sept ans d’une vie que je me suis choisie. Indépendante, libre, incertaine… Petite réflexion sur un cheminement pas si évident, mais tellement libérateur.

Choisir sa vie c’est faire le choix de se connaitre. Jusqu’au bout, jusqu’au fond, là où c’est joli, mais aussi là où on ne veut pas aller. Pour cela, pas d’inquiétude : si on y va pas, la vie s’occupe de la faire à notre place. En brisant la carapace.

C’est dur de tout porter à bout de bras quand on est indépendante, quand on a décidé d’être libre, de vivre sa vie en suivant ses aspirations les plus profondes, en s’alignant avec ses valeurs. Car cela veut dire qu’il faut tout assumer quoi qu’il advienne, tracer une grande ligne bien droite et bien solide, contre vents et marées, quand soi-même on est en spirale. Cyclique. Changeante. Jamais la même… Comment peut-on établir un sens de la continuité quand on est soi-même aussi discontinue ? Avec le temps, une vérité semble s’imposer d’elle-même : pourquoi, en vérité, devrions-nous tout porter à bout de bras ? N’est-ce pas l’expérience de la discontinuité qui, justement, vient forger un tout en continue ? Pourquoi tant de pression ? Et ce besoin constant de toujours tout donner de soi même, comme si on allait tout perdre si on arrêtait de donner ? Pause.

Très vite, on comprend qu’à cet endroit là de la vie, à cet endroit de la spirale (quand on fait tout toute seule) il n’y a en réalité aucune reconnaissance de l’autre côté. Il est temps d’être d’aller déterrer certaines croyances, et de les faire évoluer. Cette croyance que si on lâche un peu de lest, tout va s’écrouler… Cette croyance que, sans les autres, on y arrive très bien. Qu’on ne peut compter que sur soi-même de toutes façons. Que rien ne sera jamais comme on le veut si c’est pas nous qui le faisons… Laisser place à un nouvel état. Accepter l’aide de temps en temps. Coopérer. Faire des compromis. Dialoguer. Trouver un équilibre. Viser l’harmonie. Échanger. Avoir confiance. Partager. Prendre le temps. Écouter. Composer ensemble… comme on composerait une musique. On a du mal à s’entendre et il y a parfois des fausses notes… Mais au bout du compte, la mélodie est unique. La mélodie nous ressemble. La mélodie ne s’oublie pas. La mélodie s’inscrit indéfiniment dans le temps. La mélodie est comme elle doit être.

Et de cette mélodie jaillit la gratitude, le lâcher prise, la légèreté. Mais aussi l’inspiration, la force de continuer ! Continuer à porter ses projets, à croire en ses rêves, à tout faire pour que cette vie se manifeste… Le haut de la montagne. Le sommet de son existence. On a trouvé son plan. Enfin, on peut faire face à toutes les décisions difficiles de la vie avec plus de sagesse. Se regarder faire avec honnêteté mais surtout bienveillance. Se dire que tout ce que l’on a appris sur soi en chemin n’était pas facile mais, en fin de compte, cela nous a porté. Il n’y a pas de mode d’emploi à vivre la vie que l’on se choisit. Mais ce qui est sûr, c’est qu’en haut de notre montagne, il y a le plan. Notre plan. Il ne faut pas avoir peur d’aller le chercher. Et prendre le temps de gravir ce sommet… tout devient plus facile quand on reconnaît qu’avant d’être un être qui rayonne, avant d’être dans la transmission, il faut d’abord passer par les apprentissages.

Une réflexion au sujet de « En haut de ma montagne »

  1. Que c est bon de te lire… comme si c’était une sorte d assurance d’être sur ce même chemin et de se sentir moins seule là haut sur la montagne..
    Unie avec le tout !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *