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Nouvelle Lune en Poissons, la dissolution

Cette nouvelle Lune dans le signe des Poissons, où sont réunis le Soleil, la Lune, Jupiter et Neptune, porte un message d’espoir. Elle vient nous remémorer que « dans chaque cœur, il y a un printemps caché ». Comme dans la chanson de Francis Cabrel, c’est ce trésor, cette lumière, cet espoir qu’il nous faut aller chercher. Et cultiver.

Comme les Poissons nous sommes reliés au Tout. Nous sommes reliés à notre voisin. A l’inconscient collectif. A la Source. Et à toutes les dimensions de cet Univers infiniment complexe dans lequel nous vivons. La réalité est beaucoup plus vaste, beaucoup plus mystérieuse que nous le pensons. Et c’est en cela que tout est juste, tout est parfait. Car si le chaos est nécessaire à l’impulsion de vie, il existe en miroir à la magnifique organisation de toute cette réalité cosmique, humaine, universelle.

Nous avons la connaissance, nous la portons en nous. Seulement nous l’avons oubliée… Autrement, comment pourrions-nous évoluer dans une dimension aussi dense que la nôtre et nous affairer à notre réalité matérielle. Pour cela, il nous faut nous rétrécir, nous condenser. Et ô mon dieu à quel point nous nous sentons condensés, coincés dans un étau en ce moment…

Et pourtant, rien n’a vraiment changé. Nous sommes toujours dans cet univers infini, nous sommes toujours reliés au monde qui nous entoure – sans doute est-ce aussi la raison pour laquelle des sensations étranges, inconfortables et douloureuses nous traversent actuellement. Ce qui existe de l’autre côté des « frontières », ce qui existe à des années lumière, est présent en nous. Et inversement.

Ainsi, au beau milieu du chaos, des tempêtes, des ego qui perdent le contrôle, une lumière subsiste, un espoir apparaît, une graine pousse. Et l’amour jaillit. De l’Homme inconscient qui fait la guerre, contrôlé par ses instincts les plus bas, émerge au fil des temps un guerrier de lumière. Qui prie pour la paix, qui cultive la terre, qui comprend les cycles de la nature et qui sait que rien ne le différencie de son prochain.

A nous de l’incarner, autrement, nous continuerons d’entacher la Terre de notre sang. Et, en miroir à nos actions, de subir les forces de la Nature qui se réveillent. Voilà le message qui nous est délivré par cette nouvelle Lune et tous ces protagonistes…

Quels sont les acteurs de cette nouvelle Lune ?

Et cette nouvelle Lune est très particulière car, au moment où elle se produit, la plupart des planètes de notre système occupent trois constellations du Zodiaque uniquement à savoir le Capricorne, le Verseau et enfin les Poissons – à l’exception d’Uranus qui fait bande à part en Taureau.

Quand un tel phénomène se produit, l’énergie est comme « pressurisée ». Il y a un manque d’espace, des difficultés pour toutes ces influences à trouver une respiration, un équilibre, un souffle… Et cela se ressent bien évidemment à notre petite échelle d’humain, au niveau individuel mais aussi collectif puisque ce type de configuration est souvent responsable d’évènements métrologiques violents – et comme la nouvelle Lune prend place dans un signe d’Eau, c’est cet élément qui est le plus susceptible d’être invoqué, comme le confirme l’actualité.

Avec la présence du Capricorne, où Vénus, Mars et Pluton sont parfaitement conjoints, une grande destruction se fait au niveau des gouvernements mais pas seulement. Vénus incarne nos valeurs, le féminin sacré. Mars, le masculin sacré mais aussi le Dieu de la Guerre et enfin Pluton, le pouvoir, la transformation, la mort, la renaissance. Des mécanismes très anciens se défont en nous mais pour cela, il est évident que nous en fassions l’expérience encore une fois. Ce pourquoi il est possible que, alors que nous pensions avoir évolué, des réminiscences du passé viennent assombrir notre tableau. Pourquoi en sommes-nous encore là ? Pour que nous ne le soyons plus une bonne fois pour toute. Ce qui se vérifie également dans la sphère politique, à travers des figures d’autorité très égotiques, qui font encore la guerre dans un monde qui ne réclame que la paix.

Le Verseau, au centre, nous parle d’une humanité qui justement souhaite se libérer. Mais il y a encore des résistances avec Saturne parfaitement conjointe elle aussi à Mercure, notre tête. Là également, une représentation du patriarcat qui tente une fois de plus de contrôler une Terre. Une Terre qui, en réalité, a surtout besoin du féminin et de la guérison. Mais ces forces s’agitent toutes seules, elles s’engagent au coeur d’entreprises maléfiques sans consulter leurs alliés, dans l’absence totale de lumière (nouvelle Lune), personne ne s’identifient plus à leur combat stérile. Que cela soit dans l’actualité ou bien en nous. Ce n’est pas ce vers quoi nous souhaitons aller…

Enfin, la réunion du Soleil, de la Lune, de Jupiter et de Neptune en Poissons, ce qui est très rare, nous montre une voix : celle de la paix, du pardon, de la guérison… La dissolution de tous ces systèmes archaïques qui n’ont plus droit de cité dans le monde que nous souhaitons créer. Bien comme souvent avec le Poissons, il y a cependant aussi la notion de désillusion. C’est l’énergie du clergé, de la foi, des croyances et donc, du fait d’adhérer à quelque chose d’extérieur qui en réalité ne nous ressemble pas, par facilité – car trouver sa propre spiritualité demande un certain engagement, un travail de recherche. Ce que l’Homme a souvent la paresse de faire. Mais ce travail est nécessaire car c’est lui qui va nous délivrer…

La paix que nous propose les Poissons n’est pas la paix de celui qui détourne le regard. C’est la paix d’un Homme qui sait que tout est juste, que l’Univers respecte des lois bien précises : notamment celle de la dualité. Ce sont les deux Poissons qui nagent dans des directions opposées mais qui, à l’issue de leur voyage, se retrouvent baignant dans le même Tout.

Accepter de voir le monde se déchirer ne veut pas dire que l’on est d’accord, qu’on a pas le cœur brisé, ou bien qu’on est indifférent. C’est simplement comprendre que tout cela se produit pour une bonne raison, à commencer par le fait que tout ce qui existe à l’extérieur est d’abord à l’intérieur de nous… Ce que nous avons encore le pouvoir de changer. Car qui d’autre que nous peut vraiment le faire ? Et que si nous sommes réellement des êtres spirituels, pourquoi cette peur paralysante de la mort ? Pourquoi laisser cette peur se déplacer d’un problème à l’autre, d’une pandémie à une guerre, d’une relation passée à un nouvel amour… Nous savons que ce n’est pas la fin, mais bien le début.

Rien ne nous empêche de rester dans l’amour, de cultiver la compassion et la paix de l’esprit. Voilà une une première pierre à poser avant que ne se dresse l’édifice d’un monde qui sera enfin harmonisé.

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